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Le Rouge et le Noir

COME BACK

le 27/11/2006 à 16h21



terrible sensation que de remettre les pieds ici. terrible parce que cela veut dire que ma vie n'est plus celle de la dernière connection. Je n'ai plus de travail. J'ai regagné ma chambre avec ses jalousies donnant sur le parc. Je suis à nouveau là où je me sens bien: loin du monde! Loin des humains.

Jeanne est revenue....Jeanne n'a plus peur. Jeanne est en sécurité.

claustrophobie ma seconde peau

le 10/12/2005 à 17h11
 

Je ne suis pas morte, juste un peu marmotte…. Je me terre au fond de mon antre en regardant le temps qui galope. Janvier arrive, il est déjà derrière la porte….

Il va falloir se mêler aux gens, aux odeurs artificielles. Il va falloir se fondre dans la masse tout en restant soi. Il va falloir ! Je suis déjà fatiguée et je ne l’ai encore que penser.

Mais Marie sera là, Marie, l’étoile qui guide ou le phare qui signale que rien n’est à craindre.

Suis-je la seule à ressentir un petit pincement au cœur en regardant une partie de ma vie qui prend fin ? Fini les volets qu’on referme quand le jour ne me plaît pas. Qu’il vente ou qu’il pleuve, je devrai sortir. Et comme jamais, ouvrir bien grands les yeux pour ne pas marcher dans de mauvais sentiers.

Mais avant il y a les fêtes, les jours doux, les milliers d’étoiles artificielles qui brillent aux façades.

Il y a les vitrines qui rougissent et les sucreries qui invitent. C’est un cocon d’ouate qui m’enveloppe avant de mourir un peu.

Atroce cette peur au ventre qui tenaille, tords l’estomac, empêche de manger….

Il faut exorciser : dans moins d’un mois, je vais travailler !

Rien de si terrible, me direz-vous. Quoi de plus normal ! Moi, je n’y arrive pas. Je ne parviens pas à voir les côtés positifs. Ne pas être normale, c’est sacrément empoisonnant.

Est-ce aussi cela grandir ?????

Qui de vous n’a jamais eu peur face à un nouveau volet qui s’ouvre. Qui de vous n’a jamais eu la sensation d’étouffer en prenant l’ascenseur ? Oui, c’est un peu ça la sensation que j’éprouve : claustrophobie et agoraphobie…. Avoue-le Jeanne ! Reconnais-la ta peur viscérale face à la foule.

Tu pourras peut-être ainsi l’exorciser et lui jouer un joli pied de nez….

Bien, il me reste encore trois semaines ? Plus ou moins ! Au secours, qui peut arrêter le temps ?

 

Jeanne

Marie de mes nuits fauves

le 06/10/2005 à 14h18
Marie des jolis bois.

 

Elle sent bon le parfum des bois

Elle a dans les cheveux l’odeur du vent

Elle est si belle, n’a presque jamais froid

Elle, la fille qui ignore ce qu’est un paravent.

 

Elle titille son nez : on a touché son cœur 

Elle cache des étoiles au fond des yeux

Elle rit, pleure, joue et perd tout en douceur

Elle, la fille qui sait même parler à Dieu.

 

Elle porte le nom d’une maternité pure

Elle n’a d’autre artifice que ses rêves

Elle habille ma vie de ses sauvages allures

Elle, la fille qu’un encens musqué parachève.

 

Elle, Marie de mes nuits fauves

Elle, que je chante et je prie

Elle, Marie qui maudit les airs guimauves

Elle, la fille pour qui je donnerais ma vie.

 

Jeanne

Copyright ®

It's nothing.....

le 05/10/2005 à 09h46

Marie,

 

Sais-tu que je m’attendais à cette réponse. Je ne demandais rien, uniquement me décharger de ce trop plein d’amour. Je voulais que tu saches. Je ne te tiens pas rigueur de ta stupeur au contraire je te demande pardon pour l’embarras causé. Mais je trouve cela tellement plus sain maintenant que de continuer à faire semblant, du moins pour ma part.

Rassure-toi, rien ne changera dans mon comportement et je ne te reparlerai plus de ce sujet sauf si toi tu veux l’aborder. La seule chose que je ne peux te promettre c’est d’arrêter d’éprouver les sentiments que j’ai à ton égard.

Je voudrais te dire merci pour être celle que tu es, pour cette force de caractère qui me fait défaut, pour la sincérité qui a toujours été ton atout.

 

J’imagine aussi que tu t’inquiètes pour le boulot. Ne te fais point de souci, ma tendre amie, je ne t’aurais jamais mise dans une situation délicate. Tu m’es bien trop chère. Souviens-toi seulement que tu as en moi une personne qui t’aime au-delà de toute convenance et qui sera toujours à ton écoute. Laisse-moi seulement cette possibilité de t’aimer et d’au moins pouvoir te le dire ici, loin des regards connus. Sache que mon cœur est pour toi. C’est tout, c’est simple et c’est la première fois de ma vie que je me sens bien. Le reste n’a plus d’importance : que m’importe si cet amour est partagé ou pas. J’en possède suffisamment pour deux.

 

Le seul fait de te voir évoluer, de t’entendre rire, de te regarder vivre est un cadeau merveilleux. Je te demande de me laisser cela : le droit de t’aimer sans te gêner. Oublie même que je t’aime. Déambule comme tu l’as toujours fait, gazelle qui bondit dans une jungle qu’elle ne voit pas et qui court droit sur les prédateurs en toute ingénuité. Je te protègerai toujours. Toi la grande, moi la petite ombre qui te suit.

 

Mais je ne voudrais pas t’embêter plus longtemps. J’espère que notre week-end n’est en rien compromis par ma folie. Je pense que maintenant tu pourras m’appeler. Si du  temps t’est nécessaire pour avaler toute cette panachée, je peux attendre jusqu’à dimanche et même plus. J’ai tout mon temps, toute ma vie désormais pour attendre ce qui ne sera pas.

Ne pense qu’à toi, et surtout merci.

 

Je t’embrasse,

 

Jeanne.

peur soudain mais tant pis

le 03/10/2005 à 22h14

Lettre à Marie,

 

Nous avons passé, hier, une après-midi magnifique. Je sais que tu viendras un jour lire ce que je ne dis pas.

Tu étais ravissante comme toujours, avec cet air garçon manqué qui te caractérise. Je t’ai regardée rire, plaisanter et danser sur les tables que nous occupions. Si j’avais eu le quart de ta spontanéité, je t’aurais rejointe. Dans trois mois nous allons travailler ensemble. Pas à temps plein, je n’ai pas ta chance, mais nous nous verrons encore plus souvent et je n’arrive plus à faire semblant. Marie, j’ai si peur de ce que je voudrais t’écrire.

Comment n’as-tu jamais compris que l’amitié qui nous lie va bien au-delà ?

Parce que tu es authentique ? Parce que tu trouves tout naturel ? Parce que tu ne veux pas voir ?

T’es-tu jamais demandée pourquoi je n’ai jamais eu de petit copain ? Ne t’es-tu jamais posée la question du pourquoi tu ne me vois jamais sortir ? Je sais que, peut-être, tout ceci va te choquer. Je n’ai plus aucune éloquence devant ce que je tente d’avouer. Je sais que face à toi, je ne pourrais pas. Alors, voilà, sans le dire vraiment, j’essaie de te le faire comprendre. Certes, tu  ne mettras pas longtemps à déchiffrer ce que t out imbécile est capable de soupçonner depuis la première phrase.

 

Aveu

 

Ces cheveux toujours en bataille

Ce sourire qui foudroie, ces yeux de biche,

Qui me poursuivent où que j’aille ;

Ce tout qui a fait que de toi je m’entiche.

 

La nuit, je rêve ce que je n’ose dire

Le jour, je fuis ce que j’aime ardemment.

La nuit, dans mes draps, tu vas me maudire,

Je t’aime, à la folie, éperdument.

 

Ces mains longues et fines, qui dansent

En arabesques quand tu parles vite,

Ces lèvres qui disent plus qu’elles ne pensent,

Ton visage, je l’accroche aux murs que j’habite.

 

Je me perds en mots bredouillés, embrouillés,

Je rougis quand tu me frôles sans arrière-pensée,

Je me cache loin de toi pour ne pas te souiller.

Marie, que diras-tu devant l’amour péché ?

 

Au risque de te perdre ou, qui sait peut-être,

A la chance d’être comprise, enfin j’avoue

Que cet amour de toi je n’en suis plus maître

Et que depuis je vis toutes les peines des jaloux.

 

Jeanne

Copyright