A vous qui m’avez honorée de vos commentaires.
Amis lecteurs, ne m’en veuillez point si je ne réponds pas à vos appréciations. Ceci ne veut pas dire pour autant que je ne vous aie lus.
Avec l’accord que je me suis donné et dans ma grande paresse, de ne pas me déplacer vers vous pour laisser des impressions, je vous rencontre ici dans mon alcôve et je vous y estime bien plus que si je n’allais répandre flatteries insensées ou courtoisie risible sur vos territoires. Si j’avais été un homme, j’aurais probablement eu les allures de dandy méprisé du commun des mortels. J’aurais eu un destin tel Louis poursuivi par Lestat ou alors celles d’un assoiffé de vengeance aux ressemblances étranges avec le Comte de Monte Cristo. Bref, ma silhouette se définit sans doute de plus en plus. J’irais jusqu’à vouloir être la Main Verte, cette main que l’on croit encore serrer entre les siennes alors que l’homme de tous les jours vous destinerais à l’asile psychiatrique. Pourtant vous devez savoir que je les hante vos terres :
« je bois vos ardeurs
et pleure vos malheurs. »
C’est ainsi que ta visite m’apporte un réel plaisir jfred de ‘TOTALE LIBERTE’. Sache que je t’ai parcouru dans un vol de nuit. Au premier abord, voici ce que je retire de mes parcours nocturnes : tu dois être un homme généreux, un peu ronchon mais sympathique. Tu dénotes cette bonne humeur des gens de bon sens et dont on oublie parfois qu’eux aussi ont leurs blessures. Cher monsieur, avec vous j’imagine un vieux chêne solide dont le tronc offre rempart.
Toi Mask, je n’ai évidemment pas encore vogué suffisamment dans l’atmosphère qui entoure cette planète composite qu’est Lexode. Je n’ai donc pas rencontré encore ton blog. Ton pseudonyme fait naître en mon imagination une scène d’un film que j’aime quoi que la critique ait pu en dire. Je m’en réserve le droit de ne pas citer son titre. Je le vois tout de noir vêtu et elle à ses pieds porte une longue jupe rouge. Dommage que tant de lumière soit braquée sur ces deux êtres magnifiques. Un rêve de petite fille sans doute, arrimage bien puéril je l’avoue. Quelle étrange coïncidence également que celle de me laisser cet extrait celtique. Avec comme seul indice ces notes mélodiques, j’en déduis que tu es doué d’une sensibilité rare et extrême. Tu touches mon âme dans ce qu’elle a de secret et de fragile. Avec toi je vois les landes, les bruyères et les accords d’une harpe. Mon château se construit pierre après pierre dans vos têtes ? Pour ce qu’il en est des couleurs, les lignes qui suivront, te dessineront d’autres traits d’une étrangère.
Ah Banshee, quelle erreur impardonnable, n’est-ce pas ! À tes yeux sans doute, aux miens est déjà injure de devoir y inscrire le nom. Comment peut-on l’ignorer ? Mais je conçois ton point de vue à une époque où l’ignorance prend possession des habitants de ma planète. Afin d’informer les lecteurs qui auraient la même réaction que la tienne, je signale cette fois et ne le ferai plus, que tout écrit m’appartenant est soussigné par mon prénom. Les autres, dans ma vision de la culture, devraient être connus. N’est-ce pas en général dans la grottesque appellation d’ ‘auteurs connus’ que ce monstrueux arachnide à la toile recouvrant notre globe a choisi de les cantonner ?
Si vous tous trouvez cela vraiment choquant que j’omette volontairement leurs noms, envoyez-moi au moyen d’un pigeon fidèle et attendrissant vos desiderata.
Dans ma mémoire chantent non seulement leur nom, mais avant tout leurs œuvres !
Place aux couleurs : le choix du titre de mon espace. N’y cherchez aucune tendance stendhalienne quoique ce roman me plût beaucoup à l’âge de quinze ans.
Non, mon Rouge et Noir a ses raisons : cette couleur qui coule dans nos veines même s’il arrive qu'il soit bleu, est à mes yeux la représentation d’épisodes intenses. Le rouge est passion, colère, fougue, rage, amour, feu ardent ou folie meurtrière. Mais n’est-il pas aussi ce coloris qui vient orner les joues de la jeune fille timide et espiègle quand un galant lui fait la cour ? Qui n’a pas choisi les roses rouges pour dire à son élue ce que ses lèvres n’osaient avouer. Ô pauvre monde qui oublie que la femme se conquiert autant par les mots que par les gestes. Troubadours dans les oubliettes de quel donjons vous a-t-on enfermés ?
Jeanne B.
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